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Tuyaux et raccords : le guide pompe, arrosage et piscine

PVC pression, PER, multicouche, laiton, Gardena ou Cepex : comment assembler des tuyaux et raccords fiables pour votre pompe, votre arrosage, votre piscine ou votre évacuation.

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Les tuyaux et raccords sont la partie la moins spectaculaire d’une installation d’eau, et pourtant celle qui décide de tout : un surpresseur neuf derrière un tuyau écrasé ne vaut rien, une piscine collée avec le mauvais PVC fuit à la première saison. Cette catégorie rassemble les tuyaux d’aspiration et de refoulement, les raccords filetés laiton et plastique, le PVC pression pour la piscine, les systèmes rapides d’arrosage et les consommables d’étanchéité. Voici comment vous y retrouver, choisir les bons diamètres et assembler proprement, sans jargon inutile et sans vous faire acheter plus que nécessaire.

Quels sont les différents types de tuyaux et raccords ?

Commençons par une carte d’ensemble. En eau domestique et jardin, vous croiserez six grandes familles. Le tuyau souple d’arrosage (PVC tressé, 15 à 25 mm) pour distribuer l’eau en surface. Le tuyau d’aspiration spiralé, semi-rigide, qui résiste à la dépression côté pompe. Le PVC pression (PN10/PN16, à coller) pour les réseaux enterrés et la piscine. Le polyéthylène (PE) noir à bandes bleues, roi de l’adduction enterrée et de l’arrosage automatique, assemblé par raccords à compression. Le PER et le multicouche (la version européenne du PEX anglo-saxon) pour la distribution sanitaire intérieure. Et le PVC d’évacuation gris, non pressurisé, pour les eaux usées et pluviales.

Un intrus à écarter d’emblée : le conduit électrique. Les gaines ICTA et tubes IRL ressemblent à des tuyaux et raccords classiques, mais ils ne sont ni étanches ni prévus pour la pression — ils protègent des câbles, rien d’autre. En rayon de bricolage, conduit électrique, tuyaux et raccords hydrauliques se côtoient pourtant sur les mêmes présentoirs, d’où des confusions fréquentes au moment de remplir le panier. Ne les utilisez jamais pour véhiculer de l’eau, même en goutte-à-goutte.

Chaque famille a ses raccords propres et ses interdits : le PVC pression se colle, le PE se visse en compression, le multicouche se sertit ou se visse, le laiton se filète. Tout l’art consiste à passer d’une famille à l’autre avec les bonnes pièces de transition, généralement des raccords filetés au standard pouce.

Filetage, soudage, brides : comprendre les trois modes de raccordement

Il existe trois façons de faire le raccordement des tuyaux : par filetage des tuyaux et raccords, par soudage (ou collage, son équivalent pour les plastiques), et par assemblage par brides. On utilise les raccords filetés surtout sur les tuyaux de petit diamètre, soit 75 mm et moins — autrement dit la quasi-totalité du domestique. Le soudage et le collage créent des liaisons définitives et parfaitement étanches ; les brides, réservées aux gros diamètres et aux équipements industriels, permettent de démonter des tronçons entiers.

En pratique domestique, retenez la logique suivante : ce qui devra être démonté (pompe, filtre, compteur, vanne) se raccorde par filetage avec des raccords union trois pièces ; ce qui est définitif (réseau enterré, collecteur piscine) se colle ou se sertit. Les pas de filetage français s’expriment en double cote : 15/21, 20/27, 26/34, 33/42. Le premier chiffre est le diamètre intérieur approximatif en millimètres, le second l’extérieur. Un raccord mâle 26/34 se visse dans une pompe taraudée femelle 26/34 — vérifiez ce pas sur la notice de votre pompe avant toute commande, c’est lui qui conditionne tout le reste de la chaîne.

Dernier vocabulaire utile : mamelon (mâle-mâle), manchon (femelle-femelle), réduction (deux pas différents), té (piquage), coude (changement de direction), bouchon. Avec ces six formes et un peu de téflon, on résout 90 % des situations.

Tuyaux et raccords d’arrosage : diamètres 19 et 25 mm, Gardena et Hozelock

Pour l’arrosage de surface, le marché s’est standardisé autour des systèmes à clipser popularisés par Gardena et Hozelock : nez de robinet, raccords rapides, stops automatiques, lances. Les deux systèmes sont largement compatibles entre eux et avec les marques de distributeurs. C’est pratique, rapide, sans outil — parfait pour le tuyau qu’on déroule et qu’on range. Chez Gardena, tuyaux et raccords rapides couvrent tout, du nez de robinet au pistolet multijet ; chez Hozelock, tuyaux et raccords misent davantage sur les dévidoirs et les enrouleurs. Dans les deux cas, un embout universel s’adapte aux diamètres 15, 19 et 25 mm.

Le choix du diamètre, lui, mérite réflexion. Le 15 mm suffit pour un balcon. Le 19 mm est le standard polyvalent du jardin : bon compromis poids, prix et débit jusqu’à 25 mètres de longueur. Le 25 mm s’impose dès que le tuyau dépasse 25 à 30 mètres ou qu’il alimente un arroseur exigeant depuis une pompe : à débit égal, les pertes de charge chutent drastiquement quand le diamètre augmente. Un surpresseur qui semble faiblard au bout de 40 mètres de tuyau de 19 mm retrouve souvent toute sa vigueur en passant simplement en 25 mm.

Pour l’arrosage automatique enterré, on quitte le tuyau souple pour le PE 25 ou 32 mm avec raccords à compression : démontables, réutilisables, fiables sous terre. Réservez les raccords rapides en plastique aux usages mobiles : sous pression permanente, en plein soleil, ils vieillissent mal et finissent par suinter au joint torique. Pour une liaison fixe pompe-réseau, un raccord fileté laiton avec collier inox sera toujours plus durable.

Aspiration ou refoulement : quel tuyau de chaque côté de la pompe ?

Une pompe de surface a deux côtés, et chacun impose ses tuyaux et raccords. Côté aspiration, la dépression règne : il faut un tuyau spiralé semi-rigide en PVC, 25 mm jusqu’à 4 mètres de hauteur d’aspiration, 32 mm au-delà ou dès que la longueur dépasse 7 à 8 mètres. À son extrémité, une crépine avec clapet de pied maintient la colonne d’eau et évite de réamorcer à chaque démarrage. Les jonctions se font par raccords cannelés filetés et doubles colliers inox, car la moindre prise d’air fait désamorcer puis caviter la pompe — un bruit de gravier dans la turbine doit vous alerter immédiatement. Côté refoulement, c’est la pression qui commande : tuyau souple renforcé tressé pour les usages mobiles, PE 25 ou 32 mm pour les réseaux enterrés, PVC pression pour les liaisons fixes de local technique. Le diamètre de refoulement se choisit au moins égal à l’orifice de la pompe : le réduire, c’est créer une perte de charge qui ampute le débit. Et pour un vide-cave ou une pompe de relevage, le refoulement vertical s’équipe d’un clapet anti-retour afin d’empêcher la colonne d’eau de redescendre à l’arrêt.

Raccord mâle, femelle, cannelé ou rapide : connecter la pompe sans fuite

Reste à connecter la pompe au reste du réseau, et c’est là que se joue l’étanchéité. Premier réflexe : lire la notice pour identifier les orifices. La plupart des pompes de surface et surpresseurs présentent deux taraudages femelles en 26/34 (1 pouce) ; il leur faut donc des embouts à filetage mâle au même pas. Filetage mâle, tuyaux et raccords au même standard : c’est la condition numéro un d’un assemblage qui ne fuit pas. Trois solutions s’offrent ensuite à vous. Le raccord cannelé fileté, économique, reçoit un tuyau souple bloqué par collier inox : parfait à l’aspiration. Le raccord rapide type Gardena ou Hozelock se réserve au refoulement d’arrosage : il se clipse et se déclipse en une seconde, mais son joint torique n’aime ni la dépression ni la pression permanente. Enfin, le raccord union trois pièces, en laiton ou en PVC, est l’option démontable par excellence pour les installations fixes : deux unions autour de la pompe et vous remplacez l’équipement sans rien scier. Dans tous les cas, étanchez les filetages au téflon ou à la filasse, et les portées plates au joint fibre — jamais l’inverse.

PVC pression : tuyaux et raccords piscine (Cepex, Ubbink)

La piscine est le territoire du PVC pression blanc ou gris, classé PN10 ou PN16 (pression nominale en bars). En PVC, tuyaux et raccords piscine s’assemblent par collage à froid avec un décapant puis une colle spécifique : tuyaux rigides en barres, coudes, tés, vannes à bille, raccords union, tout suit la même logique. Côté marques, deux références dominent le rayon. Chez Cepex, tuyaux et raccords piscine couvrent toute la vannerie du local technique : vannes à bille démontables, clapets, raccords union trois pièces en PN16. Chez Ubbink, tuyaux et raccords se présentent plutôt en kits prêts à poser pour bassins, filtrations et piscines hors-sol. Les gammes génériques restent tout à fait correctes pour les pièces simples, coudes et manchons en tête.

Les diamètres piscine standard sont le 50 mm (skimmers, refoulements, locaux techniques familiaux) et le 63 mm (bassins plus grands, longues distances). Attention au piège classique : le tuyau souple « piscine » à coller (semi-rigide annelé) a les mêmes diamètres mais demande une colle adaptée et des longueurs de collage généreuses — sur ce tuyau, les fuites apparaissent presque toujours à un collage bâclé. Pour rejoindre la pompe de filtration, la transition se fait par embouts à visser : côté filetage mâle, tuyaux et raccords piscine restent aux pas classiques 33/42 et 50/60, à étancher au téflon.

Trois règles d’or pour un collage qui tient vingt ans : couper d’équerre et ébavurer, décaper systématiquement les deux surfaces, encoller tuyau et raccord puis emboîter à fond d’un quart de tour sans ressortir. Respectez ensuite le temps de séchage avant mise en pression (au moins 2 heures pour les petits diamètres, idéalement 24 heures pour un réseau complet). Et placez des raccords union de part et d’autre de la pompe et du filtre : le jour où il faut remplacer un équipement, vous dévissez deux écrous au lieu de scier le réseau.

PER, PEX et multicouche : la distribution sanitaire

À l’intérieur de la maison, le cuivre a cédé la place aux tubes de synthèse. Le PER (polyéthylène réticulé, PEX en nomenclature internationale) est économique et se travaille vite, mais il se dilate beaucoup et reste sensible aux UV : il voyage sous gaine, encastré ou en faux plafond. Le multicouche ajoute une âme aluminium entre deux couches de polyéthylène : il garde la forme qu’on lui donne, se dilate peu, accepte de cheminer apparent, et ses raccords à sertir ou à compression sont d’une fiabilité remarquable.

Les diamètres courants vont de 16 à 32 mm comme détaillé en FAQ ; pour raccorder un surpresseur à la distribution de la maison, le 26 mm est le choix le plus fréquent, le 32 mm si la pompe est généreuse en débit. Le raccordement se fait par raccords à sertir (pince obligatoire, profil TH, U ou H selon la marque) ou à compression (clé plate, démontable, parfait pour l’amateur soigneux). Les deux technologies exigent une coupe nette au coupe-tube, un calibrage-ébavurage de l’extrémité, et le respect de la profondeur d’emboîtement visible par la fenêtre témoin du raccord.

Ne mélangez pas les standards à l’aveugle : un raccord multicouche 26 ne va pas sur un PER 25, même si les chiffres se ressemblent. Côté PEX, tuyaux et raccords s’achètent dans le même système — tube et raccord certifiés ensemble, profil de sertissage compris. En cas de transition, passez par un raccord fileté intermédiaire au pas pouce, terrain neutre de toute la plomberie.

Raccords laiton ou plastique : que choisir ?

Le laiton reste la valeur sûre des points sollicités. Il encaisse les serrages répétés, les chocs, les UV, le gel modéré, et ses filetages tolèrent des dizaines de montages-démontages. Son terrain : les raccords de pompe, les nez de robinet, les vannes, les raccords union, tout ce qui vit dehors ou se démonte. Son prix est son seul défaut — comptez deux à quatre fois le tarif du plastique équivalent. Vérifiez au passage la qualité : un bon raccord laiton est lourd, ses filets sont nets, et les versions « spécial eau potable » (laiton faible plomb, marquage CW617N ou ACS) sont à privilégier sur l’eau de consommation.

Les raccords plastique — polypropylène, nylon, ABS — ont massivement progressé. En poste fixe, à l’abri du soleil, ils durent très longtemps, ne se corrodent jamais et ne marquent pas l’eau. Leurs limites : les filetages craignent le serrage brutal (serrage main plus un quart de tour de clé, pas davantage) et certains plastiques deviennent cassants au gel ou aux UV. Règle simple pour ce rayon : laiton pour ce qui se visse souvent, s’expose ou supporte la pompe ; plastique pour ce qui est posé une fois et oublié. Et dans tous les cas, joint ou téflon adapté à la portée — l’étanchéité vient du joint, jamais de la force.

Évacuation : PVC gris, caniveaux, regards et puisards

L’évacuation fonctionne sans pression, par gravité, avec sa propre famille de tuyaux et raccords en PVC gris : diamètres 32 et 40 mm pour les appareils sanitaires, 50 mm pour les douches et machines, 100 mm pour les WC et les collecteurs. En PVC, tuyaux et raccords d’évacuation se collent comme leurs cousins pression, mais avec des pentes obligatoires : 1 à 2 cm par mètre minimum, faute de quoi les dépôts s’accumulent.

Côté extérieur et gestion de l’eau de pluie, quelques repères de prix utiles pour budgéter un drainage : le prix d’un caniveau est d’environ 8 à 20 € le mètre, certains modèles renforcés ou design grimpant jusqu’à 60 € le mètre voire au-delà ; un puisard revient à l’ordre de 120 à 300 € par m³ ; les tuyaux et raccords d’évacuation en PVC se situent autour de 1 à 3 € le mètre en diamètres courants ; et un regard se négocie entre 15 et 25 € l’unité. Une pompe de relevage ou vide-cave complète souvent ce dispositif quand la gravité ne suffit pas — son refoulement utilise alors un tuyau souple renforcé ou du PE, jamais du PVC évacuation qui n’est pas fait pour la pression.

Mémo diamètres : du 19 mm d’arrosage au 63 mm de piscine

Pour finir de vous repérer, voici le mémo par diamètre, du plus fin au plus gros. Le 15 mm : micro-arrosage et balcon, débit modeste. Le 19 mm : le standard du tuyau d’arrosage de jardin, jusqu’à 25 mètres de longueur. Le 25 mm : arrosage longue distance, alimentation d’arroseurs depuis une pompe, et diamètre minimal du tuyau d’aspiration spiralé. Le 32 mm : aspiration profonde ou longue, PE d’adduction, refoulement des surpresseurs généreux en débit. Les 16, 20 et 26 mm en multicouche : distribution sanitaire intérieure, le 26 étant le plus fréquent en sortie de surpresseur. Les 40 et 50 mm en PVC gris : évacuation des appareils sanitaires. Et les 50 et 63 mm en PVC pression : la piscine, où ces deux diamètres règnent sans partage sur skimmers, refoulements et local technique. En cas d’hésitation entre deux diamètres, prenez le plus gros : la perte de charge diminue très vite quand le diamètre augmente, et quelques euros de plus au mètre s’amortissent en confort de débit. Le sous-dimensionnement, lui, ne se rattrape jamais — sinon en rachetant tout le tronçon.

Outils tuyaux et raccords : l’équipement qui fait le travail propre

De bons outils transforment la corvée en travail propre. Pour couper : un coupe-tube à molette pour le cuivre et le multicouche, une pince coupe-tube guillotine pour le PER et le PE, une scie à denture fine avec boîte d’onglet pour le PVC. Pour préparer : un ébavureur-calibreur (indispensable en multicouche, le bord brut taillade les joints toriques du raccord), un cutter et du papier abrasif fin pour le PVC. Pour assembler : deux clés plates ou à molette de bonne taille (on tient le raccord d’un côté pendant qu’on serre de l’autre), une clé à sangle pour les pièces plastiques fragiles, une pince à sertir avec ses mâchoires au bon profil si vous passez au sertissage, et des colliers inox à visser de qualité pour les douilles cannelées.

Ajoutez les consommables d’étanchéité : téflon en rouleau (standard et gaz, plus épais), filasse et pâte à joint, joints fibre et EPDM dans les tailles courantes, colle et décapant PVC. Ce petit stock évite l’aller-retour au magasin au pire moment, le dimanche soir, raccord en main.

Prix, hivernage et erreurs à éviter

Quelques ordres de grandeur pour composer un panier réaliste : tuyau d’arrosage 19 mm de qualité, 1 à 2,50 € le mètre ; tuyau d’aspiration spiralé 25 mm, 2,50 à 5 € le mètre avec crépine autour de 10 à 20 € ; PE 25 mm, environ 1 € le mètre ; raccords laiton courants, 4 à 15 € pièce ; raccords à compression PE, 3 à 8 € ; vannes PVC piscine de marque, 15 à 40 € ; kit raccords rapides d’arrosage complet, 15 à 30 €. Sur une installation de pompe complète, la connectique représente souvent 50 à 120 €, soit bien moins que la pompe — ce n’est pas le poste où économiser.

L’hivernage des réseaux extérieurs est le geste d’entretien qui sauve le plus de matériel : purgez les tuyaux en point bas, ouvrez les vannes à moitié (une bille fermée emprisonne de l’eau qui la fend au gel), rentrez les tuyaux souples et les raccords rapides, soufflez les réseaux d’arrosage enterrés au compresseur à pression modérée. Au printemps, remettez en eau progressivement et inspectez chaque raccord sous pression avant de refermer les regards.

Enfin, les erreurs que ce rayon voit le plus souvent passer : sous-dimensionner le diamètre et étrangler la pompe ; utiliser du tuyau souple à l’aspiration ; coller du PVC pression sans décapant ; étancher une portée plate au téflon au lieu d’un joint ; serrer un raccord plastique comme du laiton ; mélanger les standards PER et multicouche ; et oublier les raccords union autour des équipements, ce qui condamne à tout scier au premier remplacement. Évitez ces sept pièges, choisissez chaque pièce pour son usage réel, et votre réseau — pompe, arrosage, piscine ou évacuation — restera étanche et silencieux pendant des années.

Quels sont les quatre types de tuyaux et raccords hydrauliques ?

On distingue classiquement quatre familles selon le mode d'assemblage et l'usage : les tuyaux rigides métalliques (cuivre, acier galvanisé, inox) raccordés par soudage, brasage ou filetage ; les tuyaux rigides plastiques (PVC pression et PVC évacuation) raccordés par collage ; les tuyaux semi-rigides (PER/PEX et multicouche) raccordés par sertissage ou compression ; et les tuyaux souples (arrosage, aspiration spiralée) raccordés par douille cannelée et collier ou par systèmes rapides. Chaque famille a ses raccords dédiés : on ne colle pas du PER et on ne sertit pas du PVC.

Quels sont les diamètres de multicouche les plus courants ?

Les diamètres de multicouche les plus couramment utilisés en habitat sont 16, 20, 26 et 32 mm (diamètre extérieur). Le 16 alimente un point d'eau simple, le 20 une nourrice ou une salle de bain, le 26 une colonne principale, le 32 l'arrivée générale d'une grande maison. Les tuyaux et raccords en multicouche existent aussi en 40, 50, voire 75 mm pour les canalisations collectives et les installations en milieu industriel. Pour une pompe ou un surpresseur domestique, on travaille presque toujours en 26 ou 32 mm.

Quelle est la différence entre un raccord mâle et un raccord femelle ?

Le raccord mâle porte son filetage à l'extérieur, le raccord femelle à l'intérieur : le mâle se visse dans la femelle. En plomberie française, on les désigne par le pas en pouces et son équivalent en millimètres : 15/21 (1/2''), 20/27 (3/4''), 26/34 (1''), 33/42 (1''1/4). Une pompe de surface a généralement des orifices femelles en 26/34 : il lui faut donc des raccords mâles à ce pas. Vérifiez toujours le sens et le pas avant d'acheter, c'est l'erreur de commande la plus fréquente sur cette famille de produits.

Faut-il du téflon, de la filasse ou un joint sur un raccord ?

Tout dépend du type de portée. Un filetage conique ou cylindrique sans gorge de joint exige une étanchéité dans le filet : téflon (12 à 15 tours dans le sens du vissage) pour les démontages occasionnels, filasse avec pâte à joint pour les assemblages définitifs. Un raccord à portée plate avec écrou libre (type raccord union ou nez de robinet) s'étanche par un joint fibre ou caoutchouc, jamais par du téflon. Les raccords à compression et à sertir, eux, intègrent leurs joints toriques : n'ajoutez rien.

Quel tuyau pour l'aspiration d'une pompe de surface ?

Utilisez un tuyau d'aspiration spiralé semi-rigide en PVC, en diamètre 25 mm minimum (souvent 32 mm au-delà de 4 mètres de profondeur), équipé d'une crépine avec clapet de pied. La spirale rigide empêche le tuyau de s'écraser sous la dépression : un tuyau d'arrosage souple classique se collabe et prive la pompe d'eau, ce qui la fait caviter puis chauffer. Soignez l'étanchéité des deux extrémités avec des colliers inox doubles ou des raccords cannelés filetés : la moindre prise d'air désamorce la pompe.